Le photojournalisme n’est pas mort

Le photojournalisme pourra-t-il survivre ? La profession s’exprime.

Le photojournalisme est en quête de sens dans un monde où le superficiel l’emporte de plus en plus sur l’éthique, où les fantasmes liés à la célébrité prennent le pas sur la réalité des problématiques sociales et humanitaires, où la démocratisation des moyens devient aussi celle d’un métier dont le fond, basé sur l’information visuelle, perd autant sa valeur technique que pécuniaire. Canon, emblématique fabricant de matériel photographique pour reporters professionnels, soumet le sujet à quelques-uns de ses ambassadeurs qui tentent de trouver leur place dans cette modernisation du métier. En est-il d’ailleurs encore un pour longtemps ?

Deux femmes s’accrochent l’une à l’autre avec courage. Une larme coule sur la joue de l’une, qui regarde droit devant elle, tandis que l’autre cache une partie de son visage. Photo prise avec un appareil Canon EOS 5D Mark III équipé d’un objectif Canon EF 24-70mm f/4L IS USM. ©Daniel Etter

« Je dois dire que le photojournalisme se porte plutôt mal en ce moment », constate avec amertume Tom Jenkins, photographe sportif pour The Guardian et The Observer, ajoutant que le marché est aujourd’hui tellement saturé que le rapport professionnel en est déséquilibré, le métier mal rémunéré. La faute aux smartphones de plus en plus performants, même entre les mains de non spécialistes. Ilvy Njiokiktjien appuie : « Il y a tellement d’images qu’on ne prend jamais l’image emblématique. Ça change tout. Vous n’êtes pas seul : il y a vos collègues, et aussi des gens avec leurs téléphones. »

Mais cette modernité ne l’effraie pas, elle entend s’y adapter et profiter de l’évolution des supports et technologies, comme son confrère Magnus Wennman qui voit dans le photographe de bureau « un métier en voie de disparition », appuyant que la connaissance des réseaux sociaux permet à la nouvelle génération d’adopter une méthodologie différente, libératoire. Le propos est soutenu par Jérôme Sessini, qui assène : « Les jeunes photographes, comme moi, se soucient moins des journaux qu’autrefois. Nous nous sommes libérés des journaux, donc nous pouvons raconter les histoires à notre façon. » Et d’avancer l’argument de l’éducation du public : « Je veux leur faire partager une émotion, et j’espère qu’ensuite ils se poseront des questions. Ce sera à eux de trouver leurs propres réponses. »

Deux adolescentes dorment dans des lits d’hôpital adjacents, avec tubes de respiration nasaux. Photo prise avec un appareil Canon EOS-1D X Mark II équipé d’un objectif Canon TS-E 45mm f/2,8 à bascule et décentrement. © Magnus Wennman

Le récit est au cœur des démarches, quelles que soient la technologie employée et l’époque concernée, en témoigne Larry Towell, qui a arpenté les zones de guerre du Vietnam à l’Afghanistan et continue de « raconter des histoires » et « contrer les atteintes aux droits de l’homme », ou Daniel Etter, photographe des inégalités sociales qui a aussi connu son lot de conflits, et qui voit dans les histoires visuelles, le « storytelling », une façon de relever les critères de crédibilité de la profession : « Notre plus grand défi aujourd’hui, c’est d’inspirer confiance. On assiste aujourd’hui à une remise en question des certitudes les plus élémentaires » en insistant sur l’impartialité de son métier qui, pour lui, est certes « moins vigoureux peut-être que du temps de Don McCullin », mais reste important et « en pleine forme ».

Si les points de vue divergent entre générations et spécialités, une chose est certaine : le photojournalisme survit autant dans les débats que sur le terrain.

SOUTH AFRICA - Children born after 1994 are part of the Born Free Generation. This generation, born after apartheid, is supposed to bring unity and change to the country. The boys in the photographs all went to the right wing Kommandokorps camp, where an old apartheid Major, Kolonel Franz Jooste, told them that the rainbow generation does not exist. ILVY NJIOKIKTJIEN
Un jeune homme blond en tenue militaire ajuste son chapeau dans un champ d’herbes hautes. Photo prise avec un appareil Canon EOS 5D Mark II équipé d’un objectif 40mm. © Ilvy Njiokiktjien

Le kit du photojournaliste

Le kit clé utilisé par les pros pour prendre leurs photos :

Appareil photo
Canon EOS 5D Mark IV
Cet appareil plein format 30,4MP reflex numérique capture un niveau de détail incroyable, même dans des conditions de contraste extrêmes. Son enregistrement continu 7 fps vous aide à trouver l’instant parfait, tandis que sa vidéo 4K vous donne accès à des images de haute définition.

https://www.canon.fr/cameras/eos-5d-mark-iv/

Objectif
Canon EF 50mm f/1,2L USM
Avec son incroyable ouverture maximale à f/1,2 et son autofocus ultrasonique, cet objectif ultra-rapide est idéal pour les conditions de faibles luminosité.
https://www.canon.fr/lenses/ef-50mm-f-1-2l-usm-lens/

Canon EF 24-70mm f/2,8L II USM
Cet objectif zoom standard de qualité professionnelle offre une netteté d’image exceptionnelle avec la robustesse de construction de la série L. Son ouverture constante à f/2,8 vous permet de prendre de superbes photos même en conditions de faible luminosité, tout en contrôlant facilement la profondeur de champ.

https://www.canon.fr/lenses/ef-24-70mm-f-2-8l-ii-usm-lens/

Pour regarder la vidéo et en savoir plus sur l’avenir du photojournalisme, cliquez ici

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