Interview de Steve Cardenas

Steve Cardenas est le second Power Ranger rouge à jouer dans cette saga américaine. Elle compte maintenant plus de 23 saisons et un film au cinéma est annoncé pour le 5 avril 2017 avec une bande-annonce dévoilée récemment au Comic Con de New York. Lors de son passage en France pour le Paris Manga, nous avons eu l’occasion de le rencontrer et de lui poser quelque question.

Advanced Creation : Pouvez-vous nous raconter votre parcours avant d’intégrer le casting des Power Rangers ?

Steve Cardenas : J’ai mené une vie assez normale avant d’intégrer les Power Rangers. Quand j’étais petit j’adorais, les arts martiaux et j’ai commencé à m’initier à l’âge de 12 ans. Par la suite, je suis devenu instructeur à 20 ans.

AC : Comment avez-vous intégré l’équipe des Power Rangers ?

SC : J’enseignais les arts martiaux au Texas et un jour en écoutant à la radio, j’ai entendu une annonce où une production télé cherchait des acteurs pour les Power Rangers. Comme je connaissais cette série, je me suis dit que j’avais peut-être ma chance même si je n’avais pas d’expérience. Le fait que je pratiquais un art marial pouvait être un atout pour moi.

AC : C’est quelque chose de commun d’entendre ce genre d’annonce à la radio ?

SC : Non ce n’est pas commun. C’est pour cette raison que j’ai saisi l’opportunité (sourire).

AC : Avez-vous eu votre mot à dire pour l’élaboration de votre personnage de Rocky DeSantos ?

SC : Au départ, tous les personnages sont prédéfinis puis au fur à mesure les scénaristes les ont calqués sur nos personnalités et nos styles de vie.

AC : Comment se déroulaient les tournages d’un épisode ? Était-ce aussi court que les sentaïs japonais ?

SC : Oui, c’était très intense. On se levait à 5h du matin, l’équipe des costumes préparait nos tenus que ce soit pour le civil ou les tenues de Power Ranger. À la différence d’un tournage au cinéma, le rythme était très soutenu. On portait nos costumes pour tourner plusieurs épisodes au même endroit afin de gagner du temps.

AC : Avec un rythme pareil, il vous est arrivé de vous perdre dans les histoires ?

SC : (rire) c’était très soutenu. Mais pour revenir au tournage, il y a plusieurs caméras qui étaient postées à divers endroits et qui filmaient simultanément afin d’avoir plusieurs angles de prise pour gagner du temps. On changeait de lieu quotidiennement.

AC : C’était très physique, entre les scènes de comédie et les scènes de combat !

SC : Oui mais toutes les scènes de combat n’étaient pas réalisées par nous mais par des professionnels. On ne pouvait pas être blessé. Grâce à cette deuxième équipe, les épisodes étaient rapidement bouclés.

AC : Vous n’étiez pas frustrés par ce rythme de travail ? Vous auriez sans doute voulu développer votre jeu d’acteur.

SC : Avec le recul, oui. Mais à l’époque, j’étais débutant. Je n’avais pas d’expérience, je n’avais pas de point de comparaison.

AC : Les Power Rangers sont des personnages de l’univers des sentaïs japonais, connaissez-vous cet univers avant d’intégrer le casting ?

SC : Oui, je connaissais, aux États-Unis il y a eu des diffusions. C’est pour cette raison que les Power Rangers ont été créés. Si je devais citer un sentaï japonais qui m’a marqué là maintenant, je ne pourrais pas car il y en a eu tellement.

AC : Comment pouvez-vous expliquer le succès des Power Rangers et qu’il dure aussi longtemps ?

SC : Je pense que le succès des Power Rangers est lié à la réalisation des épisodes. Vous avez une musique rock pour le générique, des couleurs étincelantes, des héros et des ennemis clairement identifiés, des effets spéciaux dans les combats et un message positif où les héros gagnent à la fin grâce à leur esprit d’équipe et leur courage. Je pense que c’est la recette qui a plu aux jeunes enfants et leur a donné cette longévité.

AC : Une bande-annonce pour le cinéma des Power Rangers a été dévoilée lors du Comic Con de New York, avez-vous été approché pour faire une apparition ?

SC : Oui, il y a eu une discussion mais je peux vous dire que je ne serai pas présent pour ce reboot. On verra s’il y aura un deuxième volet peut-être (sourire).

Interview réalisée par Hui-Ping PANH.

La rédaction remercie Claire Regnaut responsable des relations presse de Paris Manga pour l’organisation de l’interview et la traductrice Ingrid Nickelsen de Cob Agency pour sa gentillesse et sa patience.

Bande-annonce du film prévu pour 2017

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