Annecy 2016 – Dory et Piper

Nul festival d’animation ne peut s’envisager sans la présence des grands studios américains. Les équipes débarquent en nombre sur les bords du lac pour présenter leurs dernières créations : images inédites, avant-premières, secrets de fabrication, les visiteurs ne s’en lassent pas. Du côté de chez Pixar, les festivaliers ont eu la chance d’assister à la première projection mondiale du « Monde de Dory » (en salle depuis le 22 juin).


Cette « fausse » suite très réussie a été réalisée par Andrew Stanton, le créateur de Némo, et également le papa de Dory… Treize ans après Némo, il a décidé de redonner vie à cette poissonne amnésique et rigolote partie à la recherche de ses parents mais également d’elle-même… Cette nouvelle aventure bien rythmée et très colorée a permis d’introduire de nouveaux personnages facétieux et attachants comme Hank le poulpe, qui vole presque la vedette à Dory. Du côté technique, de nombreux éléments existants ont permis de gagner du temps en production, mais l’évolution des techniques a grandement aidé à proposer des effets impossibles à réaliser il y a 13 ans. C’est le cas par exemple d’un effet de frémissement/d’ondulation presque imperceptible sur la peau de la baleine au contact des éléments. Cet effet a également été utilisé pour certaines scènes avec Hank.

© 2016 Disney•Pixar. All Rights Reserved.
© 2016 Disney•Pixar. All Rights Reserved.

Comme c’est la tradition chez Pixar, chaque projection d’un film est précédée d’un court-métrage. Annecy donne ainsi l’occasion au réalisateur de se frotter au public, de lui expliquer ce qui l’a inspiré et quelles ont été les contraintes rencontrées. Avec « Piper », le tout premier court-métrage d’Alan Barillaro a surpris par un style graphique quasi photo-réaliste. Le spectateur suit avec tendresse les premiers pas d’un bébé oiseau marin confronté aux dangers du monde et qui doit surmonter ses peurs. Animateur pour le célèbre studio, Alan Barillaro souhaitait tester un nouvel outil. L’idée du personnage qui découvre la vie et ses dangers à hauteur d’oisillon a beaucoup plu à la direction de Pixar et a tenu à ce que cette idée fasse son chemin. Les effets Macro, la qualité des images et du plumage sont impressionnantes. Pas étonnant, lorsque l’on sait qu’Alan s’est « amusé » à insérer manuellement plus de plumage, plume par plume, pour renforcer l’effet duveteux de l’oisillon et apporter plus de précision aux effets des éléments sur le plumage.

©2016 Disney•Pixar. All Rights Reserved.
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