INTERVIEW // Brice Portolano

Partez à la découverte de la Namibie avec le contributeur Fotolia Brice Portolano.

Brice Portolano est un photographe français dont le travail mêle aventures dans les grands espaces et réflexion documentaire sur l’Homme et la nature. Début 2016, il finalise “No Signal”, un projet photographique entamé trois ans plus tôt qui vise à documenter le retour de l’Homme à la nature dans le monde occidental. Un thème qui a inspiré à Fotolia la collection « Disconnect » et pour lequel ce talentueux photographe est donc le parfait ambassadeur.
Brice Portolano nous confie dans cet entretien ce que représente pour lui la photographie et comment il vit son métier.

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Quel est le mot qui vous définit le mieux ?

« Curieux » : je passe ma vie à regarder Google Maps et à faire des recherches sur tout et n’importe quoi.

 

Comment définiriez-vous votre style ?

Je définis mon travail comme étant à mi-chemin entre la photographie documentaire et la photo d’auteur.

 

Quelles sont vos influences et vos sources d’inspiration ?

Je suis très attiré par l’image en mouvement, qu’il s’agisse de fiction ou de documentaire. Le cinéma m’a toujours énormément inspiré parce que les directeurs de la photo arrivent à intégrer le travail de la lumière à la trame narrative du film. C’est ce que j’essaie de reproduire en photo : raconter une histoire tout en apportant une plus-value par un travail esthétique.

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© Brice Portolano – Fotolia

 

Pour vous, quelles sont les qualités essentielles pour un photographe ?

Avoir son propre univers. Les photographes professionnels sont très nombreux aujourd’hui sur le marché, mais nous sommes tous arrivés à la photographie pour différentes raisons. C’est intéressant de voir comment notre personnalité et nos passions transparaissent à travers des travaux qui peuvent sembler proches, mais sont en réalité profondément différents.

 

Quels sont vos projets pour les mois à venir ?

Dans quelques jours je pars en commande pour National Geographic Traveler, avant de prendre l’avion pour l’Angleterre où je shooterai des photos pour une marque de vêtements. Après avoir finalisé le projet photo « No Signal », je travaille sur son adaptation en série documentaire et la publication d’un livre. « No Signal » sera d’ailleurs projeté lors de la Nuit de l’année au Rencontres d’Arles le 7 juillet prochain.

 

Connaissiez-vous Fotolia avant ce projet ? Si oui, avez-vous déjà utilisé les ressources de cette banque d’images ?

De nom oui, mais je ne l’avais jamais utilisée.

 

Pourquoi avez-vous rejoint ce projet ?

On m’a proposé de choisir une destination pour un voyage d’une semaine avec une liberté créative totale. Difficile de refuser !

 

Pourriez-vous présenter la collection issue de votre voyage ?

Il s’agit d’un roadtrip improvisé, rythmé par les rencontres et les découvertes.

 

Quels sont les messages, les émotions ou les idées que vous avez essayé de transmettre ?

C’est avant tout le sentiment de liberté que l’on ressent lors d’une telle aventure sur la route que j’ai voulu transmettre.

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© Brice Portolano – Fotolia

 

Est-ce que le pays où vous étiez représente quelque chose de particulier pour vous ?

Non, le choix s’est porté sur la Namibie par pur hasard. Je n’étais pas particulièrement attiré par le pays avant d’en voir quelques photos et la surprise était totale.

 

Aviez-vous déjà voyagé et/ou travaillé là-bas ?

J’étais allé en Afrique du Sud quelques jours pour un boulot mais c’était ma seule expérience de la région.

 

Quels sont les équipements que vous préférez ou dont vous avez besoin ?

Par soucis de mobilité je suis assez minimaliste : j’utilise un Canon 5D Mark III, plusieurs focales fixes, un zoom et un MacBook pro équipé de Lightroom, Photoshop et Indesign.

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© Brice Portolano – Fotolia

 

Avez-vous utilisé des outils et travaillé différemment pour le projet Disconnect ?

Oui, j’ai utilisé un doubleur de focale qui s’est révélé très utile pour les photos de paysages.

 

Est-ce que vous pourriez décrire votre méthode de travail en quelques mots ?

J’accorde une grande valeur à l’authenticité du moment, c’est pour moi quelque chose de primordial dans l’histoire d’une photo.

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© Brice Portolano – Fotolia

 

Quelles sont les contraintes que vous avez rencontrées ? Ou, au contraire, qu’est-ce qui vous a facilité le travail ?

Aucun obstacle n’est venu me gêner, Clutch, le personnage que nous avons rencontré à la fin du séjour, s’est justement prêté au jeu sans problème et se laissait prendre en photo assez facilement.

 

Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté en tant que photographe ?  

On se levait chaque matin sans savoir où l’on allait dormir le soir. J’adore ce fonctionnement et c’était très plaisant d’avoir une liberté totale dans un cadre professionnel, c’est rarement le cas.

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© Brice Portolano – Fotolia

 

Et en tant que personne ?

Je suis plutôt un habitué des régions comme l’Alaska, le Canada ou la Scandinavie… Ça faisait un moment que je voulais découvrir un univers différent des pays froids et j’ai été servi !

 

Si vous deviez donner un conseil aux futurs photographes professionnels qui voudraient vivre cette expérience ?

Foncez sans hésiter ! Et ne vous laissez pas freiner par le budget. À condition de faire quelques sacrifices, on peut s’en sortir très correctement dans pas mal de pays et même dépenser moins d’argent que si l’on restait en France.

 

Découvrez également sa collection et son portfolio Fotolia.

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