Christopher Lloyd, l’interview

Il y a 30 ans sortait le premier volet du film Retour vers le futur réalisé par Robert Zemeckis. Pour marquer le coup, les organisateurs de Paris Manga ont invité l’acteur Christopher Lloyd. C’est lui le professeur Emmet Brown alias le Doc mais c’est aussi Taber dans Vol au dessus d’un nid de coucou, l’abominable juge Demort dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ou encore le commandant klingon Kruge dans Startrek. Pour sa venue, nous avons eu le privilège de le rencontrer. Nom de Zeus !

Christopher Llyod

Advanced Creation : Il y a maintenant plus de 30 ans que le film Retour vers le futur est sorti dans les salles. Aviez-vous imaginé un seul instant que cette trilogie allait entrer dans la culture pop américaine?

Christopher Llyod : Non, j’espérais juste que le film allait cartonner en 1985 parce que le scénario était intéressant. Mais je n’aurais jamais imaginé que 30 ans plus tard que cette trilogie serait toujours à l’esprit des gens et qu’on continuerait à en parler.

AC : Avec tous les films que vous avez tourné, est-ce que les réalisateurs vous ont laissé une part d’improvisation ?

CL : Les réalisateurs nous laissent souvent improviser mais pour Retour vers le futur tous les dialogues devaient être respectés.

AC : Quel est le rôle qui vous à demander beaucoup de travail en tant qu’acteur ?

CL : Le rôle de Taber dans Vol au-dessus d’un nid de coucou. Ce n’était pas un grand rôle mais cela m’a demandé beaucoup d’effort pour me mettre dans la peau du personnage.

AC : Justement pour ce film dramatique, avez-vous eu la possibilité d’improviser ?

CL : La plupart des scènes étaient bien scénarisées et on devait suivre les directives de Miloš Forman. L’improvisation était minime. Il faut savoir que nous étions dans un véritable hôpital psychiatrique où nous avions un étage réservé au tournage. Deux semaines avant le commencement des prises, nous étions déjà dans cet hôpital et nous avons vu de vraies personnes qui avaient des problèmes psychologiques. Nous avons assisté à des séances de thérapie. Cela nous a permis de nous mettre en condition pour jouer nos personnages.

AC : Du coup, pour chaque personnage jouez-vous ou vous êtes le personnage ?

CL : J’essaie d’être le personnage. Que ce soit une comédie ou un film dramatique, j’essaie de trouver un bon équilibre pour faire vivre le personnage et captiver le spectateur.

AC : Est-ce que le personnage que vous jouez reste sur le plateau de tournage ou déteint sur vous finalement ?

CL : À la fin d’une journée de tournage, je pense au personnage à la manière dont je pourrai le rendre encore plus réaliste pour le lendemain. Qu’il soit plus ancré en moi mais sans influencer sur ma personnalité. J’ai une vie après le tournage (rire) !

Christopher Llyod

AC : Le Doc est-il toujours en vous ?

CL : Disons que je pense encore à lui (rire) !

AC : Même si le résultat final est impressionnant, pour vous les effets spéciaux de maintenant est-ce un handicap ou une aide pour les acteurs?

CL : Aujourd’hui, les effets spéciaux ont un rôle majeur pour les films. Ne pas s’en servir serait dommage. Il est vrai que cela peut prendre un plus de temps à tourner car on doit s’adapter notamment avec les fonds verts. Mais comme vous le dites le résultat est impressionnant et c’est ce qui compte.

AC : Les productions actuelles utilisent beaucoup de licences pour réaliser un film afin d’être rentable. Pensez-vous que cela est dommage pour la créativité du cinéma ?

CL : D’un point de vue général, on pourrait penser que cela nuit à la créativité du cinéma si on utilise les licences. Mais au bout du compte, avec de l’imagination, on trouve toujours le moyen de s’exprimer. Il faut voir les licences comme un plus pour le cinéma.

AC : Question scientifique, pensez-vous qu’un jour l’homme pourra voyager dans le temps ? Existe-t-il un couloir temporel comme vous l’avez si bien expliqué dans le film ?

CL : Toutes les choses sont possibles. Avec toutes les découvertes et les avancées technologiques, on peut espérer qu’un jour l’homme pourra voyager dans le temps (sourire).

La rédaction remercie à Claire Regnaut et Tiphaine de Paris Manga et la traductrice de Christopher Lloyd d’avoir rendu cette interview possible.

Christopher Llyod

Interview par Hui-Ping PANH. 

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