David Bowie is à la Philarmonie de Paris

C’est dans le flambant neuf bâtiment de la Philharmonie de Paris qu’ouvre demain une exposition dédiée à l’univers de David Bowie.

 

Conçue par le Victoria and Albert Museum en 2013, l’exposition a déjà connu le succès à Londres et Chicago. Pourquoi on vous parle de cette expo “musicale”? Tout simplement parce que Bowie ce n’est pas seulement une musique et des paroles. C’est un concept, des personnages, la naissance d’un genre, voire de plusieurs. David Bowie est un artiste qui a toujours eu la volonté d’imbriquer les influences venues de la musique, du théâtre et de l’art. Pour lui, “le visuel fait partie du processus”. Comme le dit Ziggy, “It has to be three dimensional… I’m not content just writing songs”.

Planche-contact pour la couverture de l'album Aladdin Sane, par Brian Duffy, 1973
Planche-contact pour la couverture de l’album Aladdin Sane, par Brian Duffy, 1973

 

 

L’avant-garde artistique

 

Une telle fusion entre la musique et le visuel est déjà révolutionnaire pour l’époque. Mais qu’il s’agisse du glam rock, du funk ou de la soul, du disco à l’électro, Bowie endosse par ailleurs tous les genres avec une longueur d’avance. De Londres et New York en passant par Paris et Berlin, il anticipe et traverse les évolutions artistiques. En témoignent ses costumes, son maquillage, la scénographie de ses concerts. Et les pochettes de ses albums, qui sont autant de recherches graphiques.

 

Car David Bowie ne s’entoure pas seulement de musiciens, il travaille également avec des chorégraphes, des artistes, des photographes, des designers, des stylistes, des scénographes, des décorateurs… Toujours avec cette volonté de créer un “kaléidoscope de sens”.

À l’avant-garde des courants artistiques, il est aussi avide des nouveautés techniques, qu’il expérimente lui-même, comme le photomontage ou utilise dans ses clips.

 

Photomontage par David Bowie tiré des photos du film The man Who Fell to Earth, 1975-6.
Photomontage par David Bowie tiré des photos du film The man Who Fell to Earth, 1975-6.

Visiting in a most peculiar way


Côté musique, nous sommes à la Philharmonie après tout, immersion garantie. Les salles sont inondées par un medley des tubes de Bowie (Space Oddity passe peut-être un peu fréquemment). Et même si le niveau du son est parfois un peu fort et oblige à augmenter celui du casque pour bien entendre les divers témoignages de collaborateurs de Bowie, l’ambiance est là, les gens bougent ci un pied, là la tête, certains fredonnent même les paroles.

 

 

Archives personnelles, documents visuels et sonores inédits, photos, costumes, manuscrits, dessins et instruments de musique éclairent le processus créatif de Bowie, icône de la pop culture, pionnier de la musique pop, en suivant son style en perpétuelle réinvention, sur une période couvrant cinq décennies pour témoigner du parcours hors norme et de l’influence de cet artiste unique et inclassable.

En fait, David Bowie is reflète non seulement parfaitement l’univers pluridisciplinaire développé par l’artiste iconique depuis le début de sa carrière, mais dévoile surtout le futur de l’exposition et par extension du musée ; un lieu où l’art n’est pas figé et où pour témoigner d’une époque, d’un phénomène, car c’est ce qu’est Bowie, les arts se mélangent pour créer plus qu’une exposition, une expérience.

 

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“Now it’s time to leave the capsule if you dare”…

 

Exposition (à vivre absolument!) David Bowie is du 3 mars au 31 mai 2015

Philarmonie de Paris

221, avenue Jean Jaurès 75019 Paris (M° Hoche ou Porte de Pantin – Ligne 5)
Tarif : plein 12€ / réduit 6€

philarmoniedeparis.fr

 

Mardi  12h-18h

Mercredi et jeudi  12h-20h

Vendredi et samedi  10h-22h

Dimanche  10h-20h

Fermé le lundi.

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